Ile tranquille
Tu
sais, la vie c’est pas facile
Je
préfèrerais être sur mon île
C’est
un endroit qu’est merveilleux
Où
les gens ne sont pas envieux
Un
jour, peut-être, on y partira
Quand
on en aura marre du brouhaha
On
s’installera dans la montagne
On
se construira le contraire
d’un bagne
Le
site sera San Francisco
Avec
la mer d’Acapulco
On
travaillera la matinée
Et
on vivra pour l’amitié
Tout
le monde se fera des cadeaux
On
ne parlera plus d’impôts
On
vivra naturellement
Comme
Lucie dans l’ancien temps
Il
n’y aura pas de lois précises
Chacun
agira à sa guise
On
écoutera du Téléphone
Mais
il n’y aura pas besoin de
s’appeler
On
trouvera que la vie est bonne
On
se verra toute la journée
Tous
les médias seront bannis
On
détruira tous les fusils
Les
Dieux, on ne les connaîtra plus
En
leurs noms les guerres sont
venues
Sur
la plage, la nuit, on fera du
feu
A
dix-mille lieues de nos
banlieues
Le
sable chaud nous câlinera
Pendant
que le bois se consumera
Toutes
les races seront amies
Pas
comme sur notre chère terre
pourrie
Il
n’y aura plus de pollution
Personne,
personne ne sera con
Plus
de politiciens non plus
On
se passera de ces faux-culs
Pourquoi
faut-il me réveiller
Dans
un rêve aussi douillet
Pour
me retrouver parmi les fusées
Et
des millions de licenciés
Pour
échapper un peu à la réalité
Je
couche mes rêves sur le papier
Certains
diront que c’était un avantage
Moi
je dis que c’est bien dommage
Que
dans ce monde pour être
heureux
Il
faille, hélas !, fermer les
yeux
Laurent
Potelle